Entraygues sur Truyere
15/10/2009 06:54 par captainemesmots
A la fin du repas
Je sens monter en toi
L’irrépressible envie
De continuer au lit
Ce que nos mots coquins
Et nos verres de vin
Ont éveillés en nous.
Un baiser dans le cou,
Nous nous enlaçons
Et c’est un long frisson
Qui donne le départ.
Je détruis les remparts.
Ton slip, mon pantalon,
S’envolent dans le salon.
Le velours de ta peau,
Dorée, comme du pain chaud
Que j’effleure de la main
Jusqu’au creux de tes reins
Tes cheveux chocolat
Qui coulent dans mes doigts
Cascadent dans ton dos
Dopant ma libido.
Je vois grimper la fièvre
Du carmin de tes lèvres
Que tu mords jusqu’au sang
Ton sourire indécent.
L’éclat de tes yeux noirs
Ordre péremptoire
De poursuivre le chemin
De la langue, de la main
Tes petits seins mignons
Dont je croque les mamelons
Petites framboises
Que mes dents apprivoisent
J’évite le pubis
Visite ton entrecuisse
Par des baisers tout chauds
Tu me l’ouvres en cadeau.
Ton souffle devient court
Des spasmes te parcourent
Ton sourire une grimace
M’invitent à plus d’audace.
Je sens monter en moi,
Et la joie et l’émoi.
L’irrépressible envie,
De l’amour assouvi.
Phallus maladroit
A découvrir l’endroit…
C’est la révélation,
De nos corps en fusion,
Tendre excitation,
Douce jubilation.
Nos corps après l’amour,
Alanguis savourent,
La promesse naissante
D’une vie excitante.
Au confluent du Lot et de la Truyère, Entraygues, véritable joyau, lové au creux d'un vallon, vous séduira. Si vous aimez les 'vieilles pierres' l'Aveyron compte un grand nombre de villages classés parmi "les plus beaux villages de France".
Un chien des villes élégant et racé,
Le poil luisant et le port élancé,
Dans la campagne se promenait.
Par les chemins, il vadrouillait.
Soudain dans une clairière isolée,
Il vit un vieux loup édenté.
Les deux cousins l’un de l’autre curieux
Se toisèrent, d’un regard soupçonneux.
Surmontant sa méfiance et son appréhension,
Le chien s’adresse au loup avec componction :
Je vous trouve famélique, et bien mal arrangé.
Et je me sens que vous, bien plus avantagé.
C’est que la vie ici, n’est pas toujours facile,
Pour trouver ma pitance j’affronte mille périls.
Le fusil du chasseur, et la froidure l’hiver.
Souvent je ne me nourris guère, dit le loup solitaire
Pour moi, tout le contraire, c’est banquet tous les jours
Ma maîtresse me pare des plus beaux atours
L’hiver, alangui, la cheminée me chauffe
L’été, à Monaco, au chaud soleil, je m’offre.
Jadis, dans une fable, un certain La Fontaine
A écrit que vous portiez des colliers et des chaînes
Que l’on vous maltraitait, que l’on vous houspillait.
Que vous payez fort cher le prix de votre brouet.
C’était à la campagne, il y a bien longtemps
Aujourd’hui, à la ville tout est très différent.
Dans certaines familles, riches ou démunies
On nous voue, presqu’un culte, un amour infini.
Vous vous moquez de moi, vous me faites marcher
Les hommes sont à ce point de vous entichés
Qu’ils dépensent leur fortune, alors que sur la terre
Des enfants meurent de faim, qu’ils crèvent de misère ?
Savez-vous que des bourgeois fortunés
Nous font manucurés et même shampooinés.
On porte des bijoux, des manteaux en vison
Le chien, d’un aristo, hérite de sa maison.
Je ne vous envie pas, Vous me faites frémir
De l’homme la noirceur de l’âme transpire
Je ne côtoierais jamais un être si maléfique
Qui a perdu ses valeurs, et tout son sens critique.
24 12 2001 - Il a neigé sur Monpazier, un des plus beaux villages de France. C'est suffisamment rare pour justifier une photo.
Je me suis bien installé, pour regarder la télé,
J’ai préparé mon attirail, ma boisson, mes victuailles,
Ce soir, bonheur suprême, y’a Ribéry, Y’a Gourcuff.
C’est certain on va gagner. Y’a du foot à la télé.
Mais au bout de cinq minutes, c’est l’enfer, la déroute,
Ils n’ont rien dans les guiboles, Y’en a marre, raz-le bol.
Déjà un but dans les filets, c’est foutu, quel camouflet.
Triste spectacle, quel ennui. Faut que j’parte, que j’m’enfuie.
Zap, zap, changer de chaîne, quitter ce spectacle obscène,
Ces guignols qui s’agitent, ces pantins incertains.
Se libérer les méninges, rire ou pleurer sans ambages.
Quitter ce triste ratage, pour un film, un reportage.
Là ce sont des politiques, au faciès antipathique
Qui s’insultent, se congratulent, oubliant les pauvres gens.
Fascinés par le pouvoir, les prébendes, leurs avoirs,
Pathétiques orateurs, qui en oublient leur honneur.
Zap, zap, changer de chaîne, quitter ce spectacle obscène,
Ces guignols qui s’agitent, ces pantins incertains.
Se libérer les méninges, rire ou pleurer sans ambages.
Quitter ce triste ratage, pour un film, un reportage.
Voici des particuliers, qui se racontent sans sourciller.
Réservé à des voyeurs, programme révélateur,
Du malaise de notre époque, d’une société qui s’disloque,
D’un monde en déliquescence, sans repères, sans références.
Zap, zap, changer de chaîne, quitter ce spectacle obscène,
Ces guignols qui s’agitent, ces pantins incertains.
Se libérer les méninges, rire ou pleurer sans ambages.
Quitter ce triste ratage, pour un film, un reportage.
Tiens ! des chanteurs, des baladins, des acteurs, des mondains,
Nous explique sans broncher, qu’il faut donner, partager.
Oubliant pour la plupart, qu’ils sont riches à milliards
Et que ce petit effort, pour eux est presque indolore.
Zap, zap, changer de chaîne, quitter ce spectacle obscène,
Ces guignols qui s’agitent, ces pantins incertains.
Se libérer les méninges, rire ou pleurer sans ambages.
Quitter ce triste ratage, pour un film, un reportage.
Ha !, voilà des animaux ! Quel magnifique tableau :
Maman lièvre est attentive au bien-être de son petiot.
Mais voici un gros oiseau, qui l’attrape par le dos
Et l’avale aussitôt, C’en est fini du levraut.
Quel foutu jour à la télé, il n’y a rien à regarder.
Profitons en ma chérie, pour vite filer au lit
Se glisser sous la couette, et faire des galipettes
Demain est un autre jour, tout ira mieux mon amour.
Je suis le ministre des finances,
Du gouvernement de la France.
J’ai beaucoup de compétences,
Dans le domaine de la voyance.
Dormez tranquille braves gens,
Je surveille votre argent.
Pour vous je monte la garde,
Vos avoirs je vous les garde.
La crise, elle n’est pas pour nous,
Vous ne perdrez pas un sou,
J’ai la situation bien en mains,
C’est sûr, vous ne perdrez rien.
C’est comme pour le pétrole,
Faut pas m’prendre pour une guignol,
On peut mettre dans la bagnole,
Un p’tit peu plus d’éthanol.
Et si vous n’avez plus d’argent,
Oyez, oyez, braves gens,
Roulez donc en vélo,
Pour perdre quelques kilos.
Je suis le ministre des finances,
Du gouvernement de la France.
J’ai beaucoup de compétences,
Dans le domaine de la voyance.
Dormez tranquille braves gens,
Je surveille votre argent.
Pour vous je monte la garde,
Vos avoirs je vous les garde.
Et si le chômage remonte,
Sachez que la crise j’affronte.
Avec l’hyper président, trépident,
Qui recherche avec les dents
Le retour de la croissance,
Le retour de l’abondance.
C’est la crise du logement ?
Je crois que c’est le moment,
D’aller dormir sous la tente.
Voyez comme j’suis compétente.
J’ai toujours la solution,
Il faut me poser la question.
Je suis le ministre des finances,
Du gouvernement de la France.
J’ai beaucoup de compétences,
Dans le domaine de la voyance.
Dormez tranquille braves gens,
Je surveille votre argent.
Pour vous je monte la garde,
Vos avoirs je vous les garde.
J’utilise la méthode Coué,
Je n’dit pas n’importe quoé.
Il n’y a pas de récession,
Il n’y a pas de dépression.
Avec l’hyper président, trépident
On recherche les excédents.
Si votre moral diminue,
Défilez donc dans la rue !
Vous en avez pour cinq ans
Avant d’ pouvoir en chantant
Lancer ces mots insultants :
Cassez-vous pauvres cons.
De tout çà nous nous moquons
Je suis le ministre des finances,
Du gouvernement de la France.
J’ai beaucoup de compétences,
Dans le domaine de la voyance.
Dormez tranquille braves gens,
Je surveille votre argent.
Pour vous je monte la garde,
Vos avoirs je vous les garde.
la
Un matin d'automne, à Bourcefranc le Chapus, Le ciel est sombre, et les hommes travaillent.
Rude travail que l'ostréiculture.
J’aime,
Les petits matins blêmes
Quand la brume ceint de diadèmes
La cime des arbres, et des antennes.
J’aime,
Le clapotis de l’eau dans les fontaines
Quand le jour prend le pas sur la nuit
Et qu’un pâle soleil enfin luit.
C’est l’heure ou tu te réveilles
Et tu murmures à mon oreille
Des mots d’amour incandescents
Des chants ardents éblouissants.
Je sens ton souffle dans mon cou
A ce moment rien n’est plus doux
L’un contre l’autre, bien au chaud
Que longtemps dure ce cadeau.
Nous n’osons pas un mouvement
De peur de rompre l’enchantement
Nous restons là, main dans la main
Pour goûter nos petits matins
L’automne, la pluie qui crépite aux carreaux
L’hiver, le bruit du vent dans les bouleaux
Au printemps, un merle qui s’époumone
L’été, le tonnerre qui résonne.
J’aime,
Les petits matins blêmes
Quand la brume ceint de diadèmes
La cime des arbres, et des antennes.
J’aime,
Le clapotis de l’eau dans les fontaines
Quand le jour prend le pas sur la nuit
Et qu’un pâle soleil enfin luit.
Hier c’était samedi, et comme tous les samedis on fait les magasins.
Faut faire les courses pour manger et tout le saint-frusquin.
Acheter, la bouffe, les produits d’entretien, aussi le maquillage.
Elle n’rate pas une allée, même le rayon bricolage.
Quand le chariot déborde, elle dit d’un air angélique :
« Bah, cette fois, mon chéri, il y en a pour du fric »
Il faut être un athlète pour pouvoir le bouger
Je parle du chariot, vous l’aviez deviné.
On fait la queue, à la caisse pendant des plombes.
J’en ai marre, j’en peux plus, j’succombe.
Et vous remarquerez que c’est à votre caisse.
Qu’y a toujours un problème, çà me stresse.
Et puis c’est notre tour, de poser les emplettes
Sur le tapis roulant. Faut pas faire la boulette,
Ne pas oublier de mettre, le panneau client suivant.
Bon sang je n’en peux plus, qu’c’est énervant.
Enfin, faut qu’j’remettre les articles dans le chariot
Pendant ce temps là, madame discute, quel culot.
Ca s’empile sur le tapis, elle me dit d’activer
C’est dans ces moments là, qu’j’ai envie de l’étrangler
Plus de 500 euros, c’est pas possible, elle a du se tromper.
Elle parle de la caissière, vous l’aviez deviné.
Si j’lui fais remarquer : c’est le parfum Chalimar.
Elle dit t’avais qu’à pas acheter le cd de Bénabar.